A vos plumesJuillet aout 22018 1


Résultats de juin

2018 06

Aucun poème reçu

Synthèse du concours 2018 par le jury

Le livre où les jeunes poètes peuvent laisser leurs traces se referme donc pour cette année scolaire sur une page blanche. Dommage ! Élèves en période de révision ou prématurément en vacances, enseignants  mobilisés par les priorités de fin d’année... ? Quelles qu’en soient les raisons, le cliché de juin n’aura donc inspiré personne. Les membres du jury comprennent cette situation, mais avouent être un peu frustrés de n’avoir ni mots à découvrir ni avis à échanger, émotions à partager, confidences à entrevoir. Le symbolisme de la photo proposée était pourtant susceptible de susciter l’inspiration. Qui aurait vu une allégorie de l’enfance ? Qui se serait attardé sur les cheveux dénoués, ou la main qui pousse, ou le temps presque suspendu dans l’inexorable mouvement pendulaire ?

Baudelaire se serait sans doute perdu dans « l’hémisphère dans cette chevelure »

« Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage… »

Verlaine y aurait deviné à travers un murmure les ariettes oubliées.

« Ô mourir de cette mort seulette
Que s'en vont, cher amour qui t'épeures, -
Balançant jeunes et vieilles heures !
Ô mourir de cette escarpolette ! »

Disney l’aurait sans doute empruntée comme un tableau de Fragonard dont il n’aurait pas eu à détourner l’aspect frivole pour en décorer le mur du château d’Arendelle de la Reine de Neiges.

Que la place laissée libre soit donc l’occasion de remercier les auteurs et les professeurs pour leur participation, l’approche collective de la poésie qu’ils ont effectuée, sans laquelle le concours se serait sans doute essoufflé plus rapidement. Mais saisissons également cette opportunité pour saluer Patrick qui a laissé depuis des mois un peu de lui-même à travers ses photos, les confiant comme un limon à exploiter, une braise sur laquelle il faut souffler pour que puissent naître d’autres lueurs… La poésie peut définitivement se cacher partout ! Les membres du jury tout comme, à n’en pas douter, tous ceux de PLUME agréent sans aucun doute les propos de Remy Donnadieu :

« La photographie est la littérature de l’œil »

Les récompenses aux poètes montés sur les podiums mensuels de ce concours 2018 seront remises lors du prochain salon "Plume d'Automne" le dimanche 16 décembre 2018 à la salle des Fêtes de l'Hôtel de Ville à Bar-le-Duc. Tous les lauréats seront invités personnellement par mails.

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