A vos plumes06-juin-1.jpg2018 1


Résultats de mai

2018 05

28 poèmes reçus

Synthèse du jury

     Vingt-huit poèmes à découvrir et partager ce mois-ci ! C’est à la fois satisfaisant et frustrant au regard des photos de l`Hermione, frégate abritant dans ses voiles et ses cales tant de rêves et d’aventures. Comme tout autre bateau, elle aurait sans doute pu inspirer beaucoup plus de jeunes. Merci à ceux qui nous ont envoyé leurs mots. Certes, le fait de participer est un mérite reconnu et apprécié par les membres du jury, mais il faut rappeler qu’il s’agit aussi d’un concours. Chacun des auteurs doit être conscient que, lors de l’évaluation, certains écrits sont écartés de la tête du classement en raison d’un travail paraissant inachevé, d’erreurs rendant parfois les vers dénués de sens.
Sans doute est-ce dû aux houles croisées et aux vagues scélérates, mais quel mélange entre les articles et les pronoms qui passent d’un sexe à l’autre ou du pluriel au singulier !
    Les conjugaisons subissent un brassage des courants contraires. Les mots sont répétés dans le ressac ou déformés par les brisants, s’échouent sur les plages, leurs lettres pêle-mêle. Si les macareux, les sternes ou autres fous de Bassan pouvaient se nourrir de fautes d’orthographe et d’entorses aux règles de grammaire les plus élémentaires, les espèces seraient sauvées ! Cela pour dire avec « un peu » d’humour, redire même, qu’une relecture avec un minimum d’attention éviterait bien des déconvenues.
     Quelques poèmes ont particulièrement touché les jurés. Certains élèves se sont tournés vers le réel, d’autres ont opté pour l’onirisme, les regards scrutant soit le passé, soit des demains chargés d’espoir.
    Plusieurs audacieux ont osé s’embarquer, fuyant toutes voiles bordées ceux restés à quai. Couleurs, odeurs, sensations ou émotions, le sillage du bateau bleu et or a laissé sur le papier ou les claviers quelques traces lumineuses.

Merci à l’enseignant d’avoir entrepris cette approche collective. Le travail aura permis aussi, et ce n’est pas un des moindres résultats, d’élargir le champ lexical de chacun en y ajoutant des mots spécifiques au domaine maritime et marin. Les voiles ont d’ailleurs souvent des noms enchanteurs portés par les vents au long des vers de nombreux poètes que la mer a si différemment inspirés.

« Et nous allons, suivant le rythme de la lame
Berçant notre infini sur le fini des mers :»
écrit Baudelaire dans son  Voyage

« J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l’assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs ! »
nous hurle Rimbaud.

Medaille or1

ANTOINE Cécile
2de GT4
Lycée Henri Vogt
Commercy

 

Ne crois pas

C’est gris, c’est sombre dans tes yeux.
Je veux du bleu dans les cieux,
Mais c’est l’azur de l’eau
Qui chamboule ce bosco.

Laisse-moi humer encore,
Hisser tes voiles d’or.
Une dernière fois, comme avant,
Toi et moi sous le vent.

Te voilà amarré pour toujours,
Les algues te recouvrent.
Tu n’es que verdure sale
Pourquoi es-tu si pâle ?

Comment te sens-tu
Sans ton timonier adoré ?
Nous sommes des absents
Et dire que je nous vois encore t’arborer.

Parce qu’il naquit que nos mains
Je suis folle, rien ne va.
Puisque tu ne m’aimes pas,
Je le laisse mourir loin.
Comme toi.

N’oublie pas la salinité de l’eau
N’efface pas mon sourire,
Garde-le toujours dans tes souvenirs.
Je nous pensais si beaux. 

J’aime ces balancines qui dansent
Même sous la pluie, vieux cordage
De mon mauvais tissage,
L’amour est immense.

Étoile, mon navire favori
Mon amour imprévu,
Il n’aura fallu que d’une inconnue
Pour que tout ce que j’espérais devienne ennemi.

Mon Roméo des eaux,
Je ne suis que Quasimodo.
Mon soleil étoilé,
Je suis dérivée.
Mon ange des poèmes,
Je t’aime.

Medaille argent1

SINGER
Valentin

Singer valentin2
2de GT4
Lycée Henri Vogt
Commercy

 

Souvenirs maritimes

Parfois lors de mes promenades sur le port,
J’aperçois ce splendide navire.
Un trois-mâts majestueux avec une coque bleue et or.
Là où mon corps de vieillard chavire,
Lui semble avoir traversé le temps sans en subir le sort.
À sa vue me reviennent tant de souvenirs.

C’est avec nostalgie que je me remémore
Le temps où j’étais à son bord.
Tel un oiseau, il s’élance sur les flots
En survolant les vagues qui le bouscule.
Des tempêtes il part à l’assaut,
Et jamais ne recule.

Dans les batailles, c’est un rapace.
Systématiquement, l’adversaire trépasse.
Lorsque la pluie de boulets déferle sur l’ennemi,
Dieu même ne peut espérer.
Et c’est avec honneur et fierté
Qu’il retourne à sa patrie.

Medaille bronze1

AIAIS
Mikaela

2de GT4
Lycée Henri Vogt
Commercy

 

Les bateaux

Aujourd'hui à Venise,
Il n'y a pas un bateau qui bouge,
Il n'y a pas un pêcheur dans l'eau,
Ni un flot.

La lune qui s'efface,
Couvre son front qui passe,
Dans un nuage merveilleusement étoilé,
À demi voilé.

Et qui, dans l'Italie,
N'a pas son grain de folie,
Avec de si beaux jours,
Et avec plein d'amour.

Laissons battre l'horloge,
Au palais des doges,
Qui compte toute la nuit,
Mon ennui.

Tous les ponts et les rues,
Et ses tristes statues,
L'eau émouvant,
Qui tremble au vent.


 CLASSEMENT DES DIX PREMIERS 

(Vous pouvez agrandir le tableau d'un clic)

Classement 1
 Et bonne inspiration pour le mois de juin,
avec la dernière photo du concours 2018 ! 

2018 06

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