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Serge BEYER a vu pour vous...

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Le 26 mars 2017, après  bien des vicissitudes de tout ordre, Nogent sur Seine inaugurait son Musée Camille Claudel. 
Deux années avant l’ouverture, l’architecte Adelfo Scaranello, présentait son projet en ces termes :

Un musée-îlot

«… Notre intention a été d’articuler les constructions conservées avec de nouveaux volumes. Cet ensemble forme un îlot urbain en cœur de ville en composant une suite de lieux d’exposition. 
Des vues sont proposées entre le parcours du musée et les rues qui le bordent permettant de conjuguer la mémoire du lieu avec la nouvelle fonctionnalité.
D’un point de vue architectural, la volumétrie du musée se réfère à l’échelle des maisons qui le jouxtent et au grand paysage. En effet, la situation topographique du musée sur une butte du centre historique est un repère, au même titre que l’église, les grands moulins ou la centrale qui dessinent la silhouette urbaine de la ville de Nogent-sur-Seine. 

La brique

La brique est le principal matériau utilisé pour la construction du musée…
La matière de la brique, la terre, est liée par son caractère plastique au sculpteur qui transforme les matériaux avec ses mains. Cette idée du geste a conduit à utiliser une brique fabriquée selon des méthodes artisanales.

Présenter l’œuvre

La muséographie est réduite à sa plus simple expression, la force de l’artiste parle d’elle-même. Seule une harmonie de couleur a été recherchée entre les sols, les peintures et le mobilier afin de laisser au mieux s’exprimer les œuvres. »

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Sakountala
(C. Claudel)
Au but
(C. Claudel) 
L’abandon
(C. Claudel)

Le musée compte 200 sculptures dont 45 de Camille Claudel, illustrant à la fois le parcours de l’artiste et l’une des pages les plus prolifiques de la sculpture française. Les œuvres, mises en valeur par une scénographie épurée et efficace, s’offrent au regard lors d’un cheminement de salle en salle. La première relate comment tout a commencé, grâce à trois sculpteurs de Nogent où la famille Claudel s’installe en 1876. Camille avait douze ans. L’un deux, Alfred Boucher, s’enthousiaste pour son talent autodidacte de la jeune fille. Fascinée par L’écorché de Ligier Richier, œuvre si chère aux barisiens, elle a déjà compris que la maitrise de l’apparence ne peut  partir que de l’intérieur. Quelques années plus tard, en 1882, après une rencontre qui garde tout son secret, Camille se place sous l’aile du maître, dans l’ombre du Titan, qui la considère comme son égale. « Je lui ai montré où trouvé de l’or ; mais l’or qu’elle trouve est à elle »
Les autres salles aux thèmes différents, vous les découvrirez lors de votre probable prochaine visite dans ce lieu où vibrent quelque chose d’indéfinissable, comme des âmes en mouvement, souvent en détresse.

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Guerrier au glaive (Bourdelle)  Jeanne à Domrémy (H.Chapu)  Diane sortant du bain
(E. Aizelin)

Oubliée pendant ses trente années d’internement au milieu des déments, l'histoire de l’art l’avait « un peu » délaissée. Il a fallu la publication d’une biographie romancée d’Anne Delbée, Une femme et l’émouvante ressemblance avec Adjani dans le film de 1988 pour que naisse l’occasion d’une revanche sur une vie déchirée qui pourrait se récapituler en ces deux œuvres, si tant est qu’une telle VIE puisse être résumée.

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  L’Implorante
(C. Claudel)
La petite châtelaine
(C. Claudel)
 

Ils ont dit d’elle :

« Camille Claudel est à Rodin ce que Berthe Morisot est à Manet. » (Octave Mirbeau)

« Merci, car c’est à toi que je dois tout. » (Rodin)

« Jeune fille moqueuse, insolente, cette élève n’est pas comme les autres. » (A.Boucher)

« Il y a dans cette artiste géniale quelque chose d’éternellement enfantin. » (H. Asselin)

« Amer regret de l’avoir abandonner. » (P. Claudel)

Beyer

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