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Résultats de février

2018 3

19 poèmes reçus

Serait-ce une des incidences heureuses de la « Cérémonie de remise des prix de poésie au Lycée Agricole » ? Pour notre plus grand plaisir, la vague de février se brisant sur les rochers a inspiré 19 auteurs que nous, membres du jury, remercions tous en y associant ceux qui les soutiennent et les guident dans leur démarche d’écriture. Sachez également que nous avons formulé un commentaire unanime : « Waouh, les quatrièmes ont fait fort ! » Nos différences de sensibilités, d’analyse et de conception de l’écriture poétique ont abouti à un classement très serré d’un trio de textes arrivés dans le même paquet d’embruns.
Encore quelques fautes d’orthographe (surtout chez les plus âgés), certains poèmes vraiment trop courts, des rimes parfois très aléatoires chez ceux qui les recherchent systématiquement, mais dans l’ensemble, quel joli travail !
Le conseil du mois : évitez de changer de structure en cours de texte et de modifier sans raison le type d’alternance des rimes. Pourquoi passer de quintils en tercets, puis en quatrains, ou offrir à vos premiers vers des  rimes embrassées pour suivre avec des plates, ou autres ?
En partageant vos écrits, nous avons retrouvé bien des thèmes et des mots que la mer a insufflés aux plus géniaux de nos poètes.
Cette mer, est-elle violence ou paix, amour ou (et) haine, lumière ou ténèbres ? Est-ce l’océan qui pleure, ou bien moi ? La relation entre Elle et cet homme au regard inquiet et contemplatif, est-elle conflictuelle ou complice ?
Vous nous avez fait partager votre fascination, vos questions, vos images… en nous proposant même pour certains la rime « mer/amer » que Baudelaire a souvent reprise.
Vous nous avez fait voyager !

Terminons alors par le premier quatrain de «L’homme et la mer» issu des Fleurs du mal.

« Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer... »

Medaille or1

DESUTTER-BARRERE Noah
4e 1
Collège Poincaré
BAR-LE-DUC


Barrere
 

L'océan des sens

L'océan est un bonheur quand on le voit
Ce serait dommage de manquer cela

L'océan, merveilleux spectacle
Fait souvent office d'oracle

Sur Terre, c'est un miracle

Et si on ne le voit pas,
On l'entendra

Quand ses vagues déchaînées
Viennent claquer contre les rochers
On croirait entendre les pas d'une armée

Et si on ne l'entend pas
On le sentira

L'odeur iodée
Qui vient nous chatouiller le nez
Tel le soleil brûlant de l'été
Vient nous brûler en vrai brasier

Et si on ne le sent pas
On y goûtera

L'eau salée
Qui vient nous réveiller

Nous rappeler le passé lointain
Lorsqu'on venait s'y baigner bambin

Et si on n'y goûte pas,
On le touchera

L'écume mousseuse
Qui vient nous endormir telle une berceuse
Nous rappelle des choses merveilleuses

Comme par exemple, d'anciennes amoureuses

Medaille argent1

HARLÉ Marina
4e 1
Collège Poincaré
BAR-LE-DUC

Harle
 

 

La mer malheureuse

Au bord de la mer,
Assise sur la côte calcaire,
Je regardais les vagues déchaînées,
Qui véritables taureaux enragés,
S'écrasaient contre de noirs rochers.

Pour une fois si joyeuse,
Je vis la mer si malheureuse,
Qui sur son tapis bleu,
Reflète le ciel nuageux
Comme un miroir douloureux.

On entendait le chant des mouettes,
Qui avec leurs sonorités fluettes,
Perçaient le bruit du vent.
Ce dernier était si présent,
Qu’aucun autre son n’était plus strident.

Dans cette atmosphère pourtant si agitée,
Certains éléments étaient apaisés.
Comme dans leur nid quelques petites hirondelles,
Ou le beau et lent coucher de soleil,
Laissant encore passer quelques rayons de merveilles.

Medaille bronze1

HABART Perrine
4e 1
Collège Poincaré
BAR-LE-DUC

Habart

 

L’océan déchaîné

Lors d’une balade apaisée,
Une vague vint à moi.
Elle semblait vouloir parler,
Vouloir me dire : « Chère amie, oui, toi »

« Tu vois là-bas ces rochers
Ils sont bien trop cabossés

Il faut les laisser pour ne pas les briser
Avec mes gros rouleaux écumés. »

« Moi, je ne veux pas la guerre !
Ils sont à mes yeux si chers, si importants
M’aidant à chaque instant,
À ne pas dépasser la frontière. »

« Car là-haut les humains au regard parfois inquiet
Aiment me contempler et me regarder

Me déchaîner comme un lion en cage
Puis subitement tourner la page. »

« Aidé par le Vent en personne
Dont les échos sur ma peau raisonnent

Je retrouve enfin un doux moment de paix
Jusqu’à ma prochaine envolée... »


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Classement

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