Rime 11-novembre-1.jpg2018 1

Par Zaz CHALUMEAU

Chalumeau zaz

Le vent 

Sur la ville endormie il a soufflé soudain,
Eole dieu frivole en quête d'aventures,
Et dans le ciel peuplé d'étranges créatures,
J'ai perçu la douleur d'un éclair anodin.

Il se glisse lascif sur les toits en ardoise,
Effleure d'un soupir les balcons parfumés,
Eparpille les cris des plaisirs consumés,
Emporte les sanglots des malheureux qu'il croise.

Voyageur solitaire il sillonne les mers,
Balaye les déserts, surplombe les montagnes,
S'engouffre dans les bourgs et rase les campagnes
Sans savoir ce que sont les souvenirs amers.

Moi, si j'étais le vent, je passerais ma vie
A caresser ton corps de murmures ardents,
Et pour te préserver des chemins imprudents,
J'aurais tracé ma voie et tu l'aurais suivie.

 

Chalumeau

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