Beyer serge 423 plume de saisons2024

Serge BEYER vous présente...


Soleil 1

   
 
 

SOMMAIRE

Introduction Fleche droite
Le soleil en littérature Fleche droite
Le soleil en poésie Fleche droite
Le soleil en chanson et musique Fleche droite
Le soleil en peinture et sculpture Fleche droite
Le soleil au cinéma Fleche droite
Autres soleils Fleche droite

 
 
 
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Soleil 2

Depuis un an, de solstices en équinoxes, au rythme de notre grande mécanique céleste, le Porte-Plume a traversé les saisons et vous a invité à côtoyer quelques artistes ou saltimbanques de différents univers pour en partager le regard.
C’est à travers l’évocation de symboles majeurs que nous vous proposons de poursuivre ces balades saisonnières, en commençant par l’allégorie de cet oiseau migrateur, image d’humilité, d’élévation spirituelle par la hauteur de son vol, devenu depuis le Moyen-âge le messager du printemps…
Dans cette rubrique, point d’anatomie avienne ou de considérations purement ornithologiques !

Juste le partage de traces que ces oiseaux sans aucun doute d’origine mythologique ont pu dessiner dans bien des domaines de l’Art.

Certes, « Une seule hirondelle ne fait pas le printemps » proclamait Aristote, en ajoutant « un seul acte moral ne fait pas la vertu. »

Alors, suivons-les toutes, osons « jouer à l’hirondelle : Il suffit d’ouvrir les bras et de sauter très haut, très haut » (Alain Bosquet)

Et grâce à ces deux clichés « offerts » par Stéphane Mikaelis, passionné, entre autres, de photos animalières… Fi du vertige et des frontières !

Envolez-vous !

Hirondelle 1 Hirondelle 2


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Soleil 3

Vous n’avez qu’à écouter, et regarder !
Une production des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique

Photo 3 la fontaine
Jean de La Fontaine
(Fables)
 
Photo 4 yasmina khadra
Yasmina Khadra
Les hirondelles de Kaboul

Avant, c’est à dire il y a plusieurs années-lumière, il aimait se promener, le soir, sur les boulevards de Kaboul. À l’époque, les devantures des magasins n’avaient pas grand-chose à proposer, mais personne ne venait vous cingler la figure avec sa cravache. Les gens vaquaient à leurs occupations avec suffisamment de motivations pour concevoir, dans leurs délires, des projets mirobolants. Les échoppes étaient pleines à craquer ; leur brouhaha se déversait sur les trottoirs telle une coulée de bonhomie. Entassés dans des chaises en osier, les vieillards tétaient leur pipe à eau, l’œil plissé par un rayon de soleil, l’éventail négligemment posé sur le ventre. Et les femmes, malgré leur voile grillagé, pirouettaient dans leur parfum comme des bouffées de chaleur. Les caravaniers de jadis certifiaient que nulle part, au cours de leurs pérégrinations, ils n’avaient rencontré des houris aussi fascinantes. Vestales impénétrables, leurs rires étaient un chant, leur grâce un fantasme. C’est pour cette raison que le port du tchadri est devenu une nécessité ;il consiste plus à les préserver du mauvais œil qu’à épargner aux hommes des sortilèges démesurés…
Qu’il est loin, ce temps. Relèverait-il d’une pure fabulation ? Désormais, les faubourgs de Kaboul ne divertissent plus. Les façades décharnées, qui tiennent encore debout par on ne sait quel miracle, attestent que les estaminets, les gargotes, les maisons et les édifices sont partis en fumée. La chaussée, auparavant bitumée, n’est que sentiers battus que les sandales et les sabots raclent à longueur de journée…

Photo 5 nothond
Amélie Nothomb
Journal d’Hirondelle

Depuis des mois, plus rien, même en solitaire. J’avais beau me triturer les méninges, imaginer l’impensable, non, vraiment, aucun possible ne m’attirait. Les littératures les plus saugrenues consacrées au-dessous de la ceinture me laissaient de marbre. J’éclatais de rire devant les films pornographiques.
J’en parlai à mon collègue Mohamed qui me dit :
– Tu sais, c’est con, mais être amoureux, ça aide.
Gros malin. De tous mes sens, c’était le plus mort, celui qui rendait mystérieusement capable de cristalliser autour d’un être. J’en voulus à Momo de ne pas comprendre ma misère et je marmonnai :
– Ils n’ont plus de pain ? Qu’on leur donne de la brioche.
– Et depuis combien de temps ? me demanda-t-il.

– Au moins cinq mois.

Il me regarda et je vis sa commisération se changer en mépris. Je n’aurais pas dû lui préciser que je me passais également de la veuve poignet. Cela me rappela cet épisode du Ventre de Paris où le pauvre avoue à la belle bouchère qu’il n’a rien mangé depuis trois jours, ce qui transforme aussitôt la pitié de la grosse femme en dédain haineux, car enfin, pour survivre à une telle abjection, il faut appartenir à une espèce inférieure.

Un prêtre m’eût dit que l’on pouvait être chaste interminablement. Les membres du clergé qui respectent ce vœu pour de vrai sont le meilleur argument pour la pratique de l’une ou l’autre forme de sexualité : ce sont des gens effrayants. J’étais prêt à tout pour ne pas devenir comme eux.

L’oreille est un point faible. Son absence de paupière se double d’une déficience : on entend toujours ce que l’on voudrait éviter d’entendre, mais on n’entend pas ce que l’on a besoin d’entendre. Tout le monde est dur d’oreille, même ceux qui l’ont absolue. La musique a aussi pour fonction de se donner l’illusion de maîtriser le plus mal fichu des sens.
Le toucher et l’ouïe devinrent pour moi l’aveugle et le paralytique : bizarrement, je me mis à compenser mes manques sexuels par une sorte de permanence musicale. Mon métier s’en accommoda : je traversais désormais Paris les écouteurs plantés dans mes feuilles de chou, la moto affolée de décibels.

Ce qui devait arriver arriva : je renversai un vieillard. Rien de sérieux. Mon employeur ne fut pas de cet avis et me renvoya aussi sec. Il prévint ses confrères de ne pas m’engager, me qualifiant de danger public.

Je me retrouvai sans sexe et sans emploi : beaucoup d’amputations pour un seul homme.

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Maupassant
Souvenir

Je m’éveillai tôt, ce matin-là, avec cette sensation de liberté que connaissent si bien les employés, cette sensation de délivrance, de repos, de tranquillité, d’indépendance.
J’ouvris ma fenêtre. Il faisait un temps admirable. Le ciel tout bleu s’étalait sur la ville, plein de soleil et d’hirondelles.

Je m’habillai bien vite et je partis, voulant passer la journée dans les bois, à respirer les feuilles ; car je suis d’origine campagnarde, ayant été élevé dans l’herbe et sous les arbres.

Paris s’éveillait, joyeux, dans la chaleur et la lumière. Les façades des maisons brillaient ; les serins des concierges s’égosillaient dans leurs cages, et une gaieté courait la rue, éclairait les visages, mettait un rire partout, comme un contentement mystérieux des êtres et des choses sous le clair soleil levant.

Je gagnai la Seine pour prendre L’Hirondelle qui me déposerait à Saint-Cloud.

Comme j’aimais cette attente du bateau sur le ponton ! Il me semblait que j’allais partir pour le bout du monde, pour des pays nouveaux et merveilleux. Je le voyais apparaître, ce bateau, là-bas, là-bas, sous l’arche du second pont, tout petit, avec son panache de fumée, puis plus gros, plus gros, grandissant toujours ; et il prenait en mon esprit des allures de paquebot.

Il accostait et je montais.

Des gens endimanchés étaient déjà dessus, avec des toilettes voyantes, des rubans éclatants et de grosses figures écarlates. Je me plaçais tout à l’avant, debout, regardant fuir les quais, les arbres, les maisons, les ponts. Et soudain j’apercevais le grand viaduc du Point-du-Jour qui barrait le fleuve. C’était la fin de Paris, le commencement de la campagne, et la Seine soudain, derrière la double ligne des arches, s’élargissait comme si on lui eût rendu l’espace et la liberté, devenait tout à coup le beau fleuve paisible qui va couler à travers les plaines, au pied des collines boisées, au milieu des champs, au bord des forêts.

Après avoir passé entre deux îles, L’Hirondelle suivit un coteau tournant dont la verdure était pleine de maisons blanches. Une voix annonça : « Bas-Meudon », puis plus loin : « Sèvres », et, plus loin encore : « Saint-Cloud ».

Je descendis. Et je suivis à pas pressés, à travers la petite ville, la route qui gagne les bois. J’avais emporté une carte des environs de Paris pour ne point me perdre dans les chemins qui traversent en tous sens ces petites forêts où se promènent les Parisiens.

Dès que je fus à l’ombre, j’étudiai mon itinéraire qui me parut d’ailleurs d’une simplicité parfaite. J’allais tourner à droite, puis à gauche, puis encore à gauche et j’arriverais à Versailles à la nuit, pour dîner…

Photo 7 colette
Colette
La maison de Claudine

Je démêlais, heureuse, ces nourrices et ces nourrissons bien léchés, qui fleuraient le foin et le fait frais, la fourrure soignée, et je découvrais que Bijou, en trois ans quatre fois mère, qui portait à ses mamelles un chapelet de nouveau-nés, suçait elle-même, avec un bruit maladroit de sa langue trop large et un ronron de feu de cheminée, le lait de la vieille Nonoche inerte d'aise, une patte sur les yeux.
L'oreille penchée, j'écoutais, celui-ci grave, celui-là argentin, le double ronron, mystérieux privilège du félin, rumeur d'usine lointaine, bourdonnement de coléoptère prisonnier, moulin délicat dont le sommeil profond arrête la meule. Je n'étais pas surprise de cette chaîne de chattes s'allaitant l'une à l'autre. À qui vit aux champs et se sert de ses yeux, tout devient miraculeux et simple. Il y a beau temps que nous trouvions naturel qu'une lice nourrît un jeune chat, qu'une chatte choisît, pour dormir, le dessus de la cage où chantaient des serins verts confiants et qui, parfois, tiraient du bec, au profit de leur nid, quelques poils soyeux de la dormeuse.
Une année de mon enfance se dévoua à capturer, dans la cuisine ou dans l'écurie à la vache, les rares mouches d'hiver, pour la pâture de deux hirondelles, couvée d'octobre jetée bas par le vent. Ne fallait-il pas sauver ces insatiables au bec large, qui dédaignaient toute proie morte ? C'est grâce à elles que je sais combien l'hirondelle apprivoisée passe, en sociabilité insolente, le chien le plus gâté. Les deux nôtres vivaient perchées sur l'épaule, sur la tête, nichées dans la corbeille à ouvrage, courant sous la table comme des poules et piquant du bec le chien interloqué, piaillant au nez du chat qui perdait contenance… Elles venaient à l'école au fond de ma poche, et retournaient à la maison par les airs. Quand la faux luisante de leurs ailes grandit et s'affûta, elles disparurent à toute heure dans le haut du ciel printanier, mais un seul appel aigu : « Petî-î-î-tes » ! les rabattait fendant le vent comme deux flèches, et elles atterrissaient dans mes cheveux, cramponnées de toutes leurs serres courbes, couleur d'acier noir.

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Flaubert
Madame Bovary

L’Hirondelle partait au petit trot, et, durant trois quarts de lieue, s’arrêtait de place en place pour prendre des voyageurs, qui la guettaient debout, au bord du chemin, devant la barrière des cours. Ceux qui avaient prévenu la veille se faisaient attendre ; quelques-uns même étaient encore au lit dans leur maison ; Hivert appelait, criait, sacrait, puis il descendait de son siège et allait frapper de grands coups contre les portes. Le vent soufflait par les vasistas fêlés.
Cependant les quatre banquettes se garnissaient, la voiture roulait, les pommiers à la file se succédaient ; et la route, entre ses deux longs fossés pleins d’eau jaune, allait continuellement se rétrécissant vers l’horizon.
Emma la connaissait d’un bout à l’autre ; elle savait qu’après un herbage il y avait un poteau, ensuite un orme, une grange ou une cahute de cantonnier ; quelquefois même, afin de se faire des surprises, elle fermait les yeux. Mais elle ne perdait jamais le sentiment net de la distance à parcourir.
Enfin, les maisons de briques se rapprochaient, la terre résonnait sous les roues, l’Hirondelle glissait entre des jardins, où l’on apercevait, par une claire-voie, des statues, un vignot, des ifs taillés et une escarpolette. Puis, d’un seul coup d’œil, la ville apparaissait.
Descendant tout en amphithéâtre et noyée dans le brouillard, elle s’élargissait au-delà des ponts, confusément. La pleine campagne remontait ensuite d’un mouvement monotone, jusqu’à toucher au loin la base indécise du ciel pâle. Ainsi vu d’en haut, le paysage tout entier avait l’air immobile comme une peinture ; les navires à l’ancre se tassaient dans un coin ; le fleuve arrondissait sa courbe au pied des collines vertes, et les îles, de forme oblongue, semblaient sur l’eau de grands poissons noirs arrêtés. Les cheminées des usines poussaient d’immenses panaches bruns qui s’envolaient par le bout. On entendait le ronflement des fonderies avec le carillon clair des églises qui se dressaient dans la brume. Les arbres des boulevards, sans feuilles, faisaient des broussailles violettes au milieu des maisons, et les toits, tout reluisants de pluie, miroitaient inégalement, selon la hauteur des quartiers. Parfois un coup de vent emportait les nuages vers la côte Sainte-Catherine, comme des flots aériens qui se brisaient en silence contre une falaise.
Quelque chose de vertigineux se dégageait pour elle de ces existences amassées, et son cœur s’en gonflait abondamment comme si les cent vingt mille âmes qui palpitaient là lui eussent envoyé toutes à la fois la vapeur des passions qu’elle leur supposait. Son amour s’agrandissait devant l’espace, et s’emplissait de tumulte aux bourdonnements vagues qui montaient. Elle le reversait au dehors, sur les places, sur les promenades, sur les rues, et la vieille cité normande s’étalait à ses yeux comme une capitale démesurée, comme une Babylone où elle entrait. Elle se penchait des deux mains par le vasistas, en humant la brise ; les trois chevaux galopaient, les pierres grinçaient dans la boue, la diligence se balançait, et Hivert, de loin, hélait les carrioles sur la route, tandis que les bourgeois qui avaient passé la nuit au bois Guillaume descendaient la côte tranquillement, dans leur petite voiture de famille.
On s’arrêtait à la barrière ; Emma débouclait ses socques, mettait d’autres gants, rajustait son châle, et, vingt pas plus loin, elle sortait de l’Hirondelle.


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 Soleil 4

Le départ des hirondelles
Ode dédiée à
Sa Majesté Napoléon III

Poesie photo 9
 

Enfant, quand loin, bien loin de leur berceau joyeux
Vous voyez un matin partir les hirondelles
Quand, faisant au vieux toit leurs rapides adieux,
Vous les suivez de l’œil disant « Reviendront-elles ? » …

(Anna Roberjot, 2 aout 1869)

L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours

L’hirondelle au printemps cherche les vieilles tours,
Débris où n’est plus l’homme, où la vie est toujours ;
La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée,
La forêt sombre et fraîche et l’épaisse ramée,
La mousse, et, dans les nœuds des branches, les doux toits
Qu’en se superposant font les feuilles des bois.
Ainsi fait l’oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville
Le coin désert, l’abri solitaire et tranquille,
Le seuil qui n’a pas d’yeux obliques et méchants,
La rue où les volets sont fermés ; dans les champs,
Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète ;
Dans les bois, la clairière inconnue et muette
Où le silence éteint les bruits lointains et sourds.
L’oiseau cache son nid, nous cachons nos amours.

(Victor Hugo)

L’hirondelle

Je suis une hirondelle et non une colombe ;
Ma nature me force à voltiger toujours.
Le nid où des ramiers s’abritent les amours,
S’il y fallait couver, serait bientôt ma tombe.

Pour quelques mois, j’habite un créneau qui surplombe
Et vole, quand l’automne a raccourci les jours,
Pour les blancs minarets quittant les noires tours,
Vers l’immuable azur d’où jamais pleur ne tombe.

Aucun ciel ne m’arrête, aucun lieu ne me tient,
Et dans tous les pays je demeure étrangère;
Mais partout de l’absent mon âme se souvient.

Mon amour est constant, si mon aile est légère,
Et, sans craindre l’oubli, la folle passagère
D’un bout du monde à l’autre au même cœur revient.

(Théophile Gautier)

Chaque hirondelle inlassablement se précipite ― infailliblement elle s'exerce ― à la signature, selon son espèce, des cieux.

    Plume acérée, trempée dans l'encre bleue noire, tu t’écris vite !
    Si trace n'en demeure…
    Sinon, dans la mémoire, le souvenir d'un élan fougueux, d'un poème bizarre,
   Avec retournements en virevoltes aiguës, épingles à cheveux, glissades rapides sur l'aile, accélérations, reprises, nage de requin.
    Ah ! je le sais par cœur ce poème bizarre ! Mais ne lui laisserai pas, plus longtemps, le soin de s'exprimer.
    Voici les mots, il faut que je les dise.
    (Vite, avalant ses mots à mesure.)
    L'Hirondelle : mot excellent ; bien mieux qu'aronde, instinctivement répudié.
    L'Hirondelle, l'Horizondelle : l'hirondelle, sur l'horizon, se retourne, en nage-dos libre.
    L'Ahurie-donzelle : poursuivie, ― poursuivante, s'enfuit en chasse avec des cris aigus.

    Flèche timide (flèche sans tige) ― mais d'autant véloce et vorace ― tu vibres en te posant ; tu clignotes de l'aile.
    Maladroite, au bord du toit, du fil, lorsque tu vas tomber tu te renvoles, vite !
    Tu décris un ambage aux lieux que de tomber
    (comme cette phrase).
  Puis, ― sans négliger le nid, sous la poutre du toit, où mes mots piaillent : la famille famélique des petits mots à grosse tête et bec ouvert, doués d'une passion, d'une exigence exorbitantes ―
    Tu t'en reviens au fil, où tu dois faire nombre.
    (Posément, à la ligne.)

(Francis Ponge)

À l’hirondelle
 

Fille de Pandion, ô jeune Athénienne,
La cigale est ta proie, hirondelle inhumaine,
Et nourrit tes petits qui, débiles encor,
Nus, tremblants, dans les airs n’osent prendre l’essor.
Tu voles ; comme toi la cigale a des ailes.
Tu chantes ; elle chante. A vos chansons fidèles
Le moissonneur s’égaye, et l’automne orageux
En des climats lointains vous chasse toutes deux.
Oses-tu donc porter, dans ta cruelle joie,
A ton nid sans pitié cette innocente proie ?
Et faut-il voir périr un chanteur sans appui
Sous la morsure, hélas ! d’un chanteur comme lui !

(André Chénier, Poésies Antiques)

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Soleil 5

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Alain Souchon
(La p’tite hirondelle)

Une célèbre comptine, mais la chanson ne raconte point l'histoire d'un petit volatile qui se serait servi dans les réserves de blés de ceux qui la chantent. Elle évoque les rapines faites par les soldats de l’Ancien Régime dans les campagnes et promet à ces mêmes soldats peu honnêtes quelques bastonnades de vengeance.

Gilles Servat
(L’hirondelle revenue)
La rue Kenatou
(Les hirondelles)
Raoul de Godewarvelde (Une version masculine de l’Hirondelle du Faubourg) Les Cowboys Fringants
(Les hirondelles)
Jean Ferrat (La montagne)
(Il y évoque les hirondelles...)
LéZirondelles
(Les hirondelles)
Yvette Horner
(Le retour des hirondelles- Vintage music)
Les têtes raides
(Les hirondelles)
Mfumu Bimangu, un des meilleurs groupes de la danse
et de la musique africaine 
(Ballet les hirondelles)

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Soleil 6

Dali
(Hirondelle immobile)
Édouard Manet
(Hirondelles)
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Gustave Courbet
(Plafond atelier)
René Lalique
(Hirondelles)
Photo 12 courbet Photo 13 lalique
Émile Gallé
(Vase verre multicouches)
Auguste Moreau
(Le rertour des hirondelles - Bronze)
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Stèle ancienne égyptienne
(Hirondelles)
Vitrail
(La légende des hirondelles)
Photo 15 bis stele antique egypte 1 Photo 15 ter

Au XVIe siècle l’évêque dérangé par le vol et le babillage strident des hirondelles durant son prêche s’emporte et invective les oiseaux et s’écrit « Au nom du Dieu vivant, sortez de ce temple à l’Instant ». Le miracle s’accomplit et les hirondelles quittent l’église. Depuis, les montargois racontent que jamais plus une hirondelle n’est entrée dans l’église. (In Wikipédia)

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Soleil 7

Photo 18 Photo 19
Photo 20 Photo 21
Photo 24 Photo 23

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Soleil 8

... que vous avez peut-être déjà rencontrés...

   
   


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Citation 1

Et maintenant rendez-vous le 1er octobre...

Soleil juillet

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