joelle-frignet.jpg12 jeux de mots 102023

   par Joëlle FRIGNET

Vermines

Histoires de totos

  Quand vient la rentrée, le pou rit. Quoi de mieux pour coloniser nos têtes blondes qu’une armée de gros poux sains et laids ?
  Le pou est un animal social, voire socialiste : quand y’en a pou l’un, y’en a pou l’autre !

  Quoique les enfants puissent en penser, le pou n’est pas l’époux de la puce, même s’il est capable de performances en saut en longueur !

Malgré sa laideur, c’est un compagnon fidèle qui a pour défaut de toujours inviter ses copains à la maison. Difficile d’endurer longtemps sa présence ! C’est un être hyperactif, sans cesse en mouvement : il lit, peint, pond, liche mais surtout, il sait tout !

  Croyez-le si vous voulez, mais pendant toutes ces années passées en classe, j’ai même vu des poux dingues, ivres de sang, s’écraser sur le tableau !

Et si vous saviez comme je regrette d’avoir lorgné les poux de la directrice ! Maintenant, c’est elle qui me les cherche.

C’est une véritable teigne !

Puce, les temps changent

  Flanqué de son sac à puces, le pauvre hère regagne sa masure. Las de supporter la misère, il n’aspire qu’à s’étendre sur son pucier et tenter de trouver un sommeil réparateur.
 Et moi, je crains le contrôle sanitaire, tant ma maison est envahie par ces bestioles. C’est la faute à ces dresseurs d’un nouveau genre, qui les ont rendues savantes et leur ont ouvert la porte de l’ascenseur social. Même ma poubelle est devenue intelligente !

À leur décharge, positivement, mon chien n’en a plus qu’une seule à l’oreille.

La tendance s’est maintenant inversée : Plus on est riche, plus on a de puces ! La maison en est infestée : domotique, électroménager, smartphones, consoles de jeux, informatique, véhicules…

Le marché aux puces est devenu juteux.

Moralité : Les riches prennent vraiment tout aux pauvres !

Bien sûr, ma puce préférée, c’est ma petite fille. Je la garde une fois par semaine et, pendant la sieste, j’en profite pour vaquer sur l’ordi. Immanquablement, aux environs de seize heures, Papy entre dans mon bureau et, d’un air malicieux, déclare :
« Ta puce crie ! »

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