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La tradition des "mais"

Dans l’Est de la France, chaque année, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes hommes célibataires des villages installaient des branches d’arbres ou des arbustes (appelés les mais) devant la porte ou contre le mur du domicile des jeunes filles à marier.
Dans la pure tradition, la fontaine était également ornée d’un jeune arbre pour s’assurer qu’elle coule durant toute l’année.

Autrefois, selon l’essence de l’arbre ou de l’arbuste posé sur la façade, il y avait une signification bien précise :

  • L’églantier signifiait : tu es mon grand amour,
  • Le charme signifiait : tu es charmante,
  • L’aulne signifiait : tu es belle,
  • Le hêtre représentait l’amour le plus profond,
  • Le sapin signifiait : fille volage ou bêcheuse,
  • Le sureau signifiait : fille inconstante,
  • Le cerisier signifiait : fille facile,
  • Le pin signifiait : fille hardie,
  • Le cerisier signifiait : fille facile,
  • Le saule signifiait : fille pleureuse ou fille volage,
  • L’aubépine signifiait : fille estimable, annonce d’un prochain mariage
  • Le tilleul était l’arbre aux épousailles,
  • Le lilas signifiait : fille belle et modeste, de bonne réputation, amours naissants,
  • L’acacia signifiait : amours platoniques,
  • Le noisetier était le symbole de fertilité,
  • Le chêne signifiait : fille inconstante,
  • Le houx signifiait : fille cruelle,
  • Le genêt signifiait : fille repoussante,
  • Le peuplier signifiait : fille gémissante…

Récemment, faute de connaître véritablement la tradition, et surtout la signification des essences, il s’agissait le plus souvent de jeunes hêtres.
Cette nuit était surtout une occasion pour les jeunes du village de se retrouver entre eux et faire la fête tout en perturbant un peu le village.
Ils partaient en pleine nuit dans la forêt du village avec un tracteur (ou une remorque accrochée à leur voiture) à la recherche des « mais ».
C’était l’occasion de faire du bruit devant les domiciles des personnes que l’on appréciait le moins et de déplacer tous les objets que l’on trouvait dehors : pots de fleur, poubelles, boite aux lettres, volets, portique, banc, matériel agricole, pile de bois…
Ensuite le lendemain matin, chaque fille qui avait trouvé un arbre sur sa façade de sa maison devait offrir l’apéritif aux jeunes hommes pour “arroser” leur mai. Il s’agissait surtout d’une seconde occasion pour faire la fête, mais cette fois-ci, avec les filles.

Malheureusement, suite à des débordements répétitifs, qui se manifestaient par des vols et des dégradations importantes, de nombreux maires ont été contraints de prendre des arrêtés afin d’interdire ces pratiques… Dommage, il faut bien en convenir ; comme quoi, pour les traditions comme pour le reste, il faut mettre en œuvre une vraie éducation !

À présent, puisque cette tradition est en perte de vitesse, voire disparue, je vous propose de faire votre déclaration à la personne que vous aimez de manière différente : à défaut de déposer un arbre devant chez elle, offrez des feuilles, des phrases, des mots… Vous savez, ça s’appelle des livres, et chez PLUME, il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts…

Je vous souhaite un joyeux mois de mai !

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