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Une chanson, les paroles, la vidéo d'un artiste,
le tout proposé par un auteur de PLUME

Moncey brigitte 1

Brigitte MONCEY
vous invite à découvrir...


LE CRI D'ALEP

des Frangines

Frangines

« Les Frangines » : un duo acoustique guitare-voix
apporte un vent de fraîcheur sur la variété française.

Le duo est composé de deux amies, Anne Coste et Jacinthe Madelin. « Elles se sont rencontrées à 12 ans sur le chemin de l'école, en région parisienne, près de La Celle-Saint-Cloud ». Seule Jacinthe, qui a étudié la flûte pendant 15 ans, a une formation musicale. Elles ont appris à jouer de la guitare en regardant des leçons vidéo sur Internet.

Les Frangines, c’est l’histoire d’une rencontre entre deux fillettes partageant l’amour pour l’écriture, les grands poètes comme Baudelaire, Hugo, Nerval ou encore Aragon qu’elles récitent à l’unisson dans le train qui les mène tous les jours vers l’école. Nées de parents différents, mais bercées par les mêmes mélodies, ces sœurs de cœur vivent leurs jeunes années sur les bandes-son de Maxime Le Forestier, Joe Dassin, Jean-Jacques Goldman… Ces influences artistiques, c’est ensemble qu’elles les exploreront, chacune munie de son carnet de bord. Leurs premiers écrits se répondent, se nourrissent, c’est alors assez naturellement qu’elles décident de les mettre en musique, plus tardivement sur les bancs de la faculté de lettres.

Leurs carnets d’écolières rangés dans leurs housses de guitare, c’est un autre chapitre qu’elles composent à quatre mains et à deux voix. En quelques années, leurs influences ont mûri et accueilli des artistes de la nouvelle scène pop-folk comme Boulevard des Airs, Vianney, Passenger, Lumineers, Angus et Julia Stone…

Tout en conservant la légèreté de deux vagabondes de la vie, elles s’essayent à des concerts dans des bars, dans les rues des différents pays qu’elles s’en vont explorer régulièrement, sur les petites scènes de leur cité universitaire, une expérience qui s’inscrit dans leur goût des rencontres. Car sur la route, la fratrie s’agrandit à chaque étape. Leurs « Frangins », ce sont tous ces amis, ces passants entrevus qui comme le chantait Brassens « font paraître court le chemin », ces compagnons de voyage, leur premier public en somme.

En 2019, Les Frangines donnent une nouvelle vie à ces carnets d’écolières et d’étudiantes. Auteures, compositrices et interprètes, c’est l’audace qu’elles choisissent comme fil rouge de ce premier Album. L’audace de suivre leurs passions bien sûr « Si j’osais », mais aussi l’audace de rencontrer, dans la musique comme dans la vie, les acteurs d’une Histoire commune qui s’écrit au pluriel. C’est notamment la thématique de « Donnez-moi ». C’est Vianney, leur ami de longue date qui coécrit et signe la mélodie de ce titre rayonnant. L’audace comme boussole de leurs voyages, comme dans « Mon Bagage » ou encore « La Route ». C’est de cette façon que les Frangines envisagent la quête d’un bonheur à conjuguer au présent « Emmène-la », « Être heureux », « Les Contes de Fées ».

Morceaux tantôt folk, tantôt pop, comme pour raconter l’alliance subtile de la mélancolie et de l’espoir. Sur des accords de guitare acoustique, leurs deux voix harmonisent avec une évidente complémentarité.

Des titres qu’elles ont présentés en première partie de Claudio Capéo en 2018, et en première partie des Trois Cafés Gourmands à partir de Mars 2019, avec notamment un passage par la Cigale le 18 avril 2019.

Les humeurs vagabondes de leurs compositions les rapprochent de groupes de variété francophone tels que Debout sur le Zinc ou les Cowboys Fringants. La délicatesse de leurs mélodies pop/folk partage des accents avec celles de Cocoon ou bien des Australiens Angus & Julia Stone.

Une sensibilité particulière à la beauté et aux potentialités de la langue française, affermie au cours de leurs études littéraires, s’exprime dans l’écriture de leurs textes, tressant de multiples consonances et correspondances poétiques, et s’appuyant à l’occasion sur de grands classiques (Demain dès l’aube, où elles chantent les vers de Victor Hugo).

Les Frangines : « On a clairement envie de continuer à transmettre un peu de joie et d’espoir »

Elles sont plutôt du genre à croquer la vie à pleines dents et à positiver. Un enthousiasme que Les Frangines aiment partager avec le public à travers leur musique, tentant de garder cette même ferveur en cette période morose et délicate.

Les Frangines, un duo qui avance à quatre mains et croise les doigts pour la suite, promettant de conserver coûte que coûte cette légèreté et cette envie de fédérer. « Je pense qu’on a le pouvoir en tant qu’artistes de transformer les choses, le négatif en positif… » et on a envie de le faire certifient-elles. « C’est notre marque de fabrique de transmettre des textes assez joyeux… On a clairement envie de continuer à transmettre un peu de joie et d’espoir ».

Habité par les thématiques de la route et de l’exploration, leur univers musical évoque de vastes paysages naturels, campagnards, montagneux ou maritimes, que l’on retrouve dans les images de leurs clips.

Si leurs chansons invitent à une escapade bucolique et bohème, elles savent également être en prise avec de grands drames contemporains. Le sort tragique de la Syrie est ainsi le sujet de leur morceau « Le Cri d’Alep ».

C’est ce titre que j’ai choisi de vous offrir.

Le cri d'Alep
Les Frangines

Dans l'air brumeux de l'horreur
Dans le ciel au sombre décor
J'ai fait voler ton nom si haut
Comme je l'ai rêvé si fort
Je t'ai, je crois, frôlé du doigt
Sans jamais vraiment te toucher
Il me faudra du temps je crois
Pour un jour jamais t'embrasser
Tu sais, j'ai cru t'entendre rire
J'en garde, moi, le souvenir
Je me rappelle, c'était hier
Ou quelque part dans ma mémoire
J'ai tenté de fermer les yeux
J'ai attendu et puis j'ai vu
Je t'ai connu, je t'ai connu

Je ne suis plus qu'une ville en cendres
Sous mes murailles gisent les méandres
De quelques vagues restes de toi
De quelques bouts de vie, tu vois
Non, jamais je ne t'ai oublié
Je t'ai gardé, je t'ai gardé
Je crierai ton nom jusqu'au ciel
Jusqu'au creux de ma citadelle

Pour toi, je resterai debout
Mon tendre espoir, comme j'ose y croire
Et je te chanterai
Jusqu'au dernier soupir
Jusqu'au dernier rempart
Jusqu'au dernier regard
Dans le feu, dans le fer
Je brandirai ton nom
Dans la folie guerrière
Je porterai ton blason

Même tendre espoir
Quand vient le soir
Tu t'évanouis
Tu fuis, tu fuis
Oh ! mais je te garde, c'est promis
Même aux tréfonds des longues nuits
Quand vient l'horreur, se pose
Ton souffle sur mes ecchymoses
Tu viens les guérir en silence
Ton souvenir seul les panse

Je ne suis plus qu'une ville en cendres
Sous mes murailles gisent les méandres
De quelques vagues restes de toi
De quelques bouts de vie, tu vois
Non, jamais je ne t'ai oublié
Je t'ai gardé, je t'ai gardé
Je crierai ton nom jusqu'au ciel
Jusqu'au creux de ma citadelle

Je ne suis plus qu'une ville en cendres
Sous mes murailles gisent les méandres
De quelques vagues restes de toi
De quelques bouts de vie, tu vois
Non, jamais je ne t'ai oublié
Je t'ai gardé, je t'ai gardé
Je crierai ton nom jusqu'au ciel
Jusqu'à la dernière étincelle.

Moncey3

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