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Les trois poèmes choisis à partir de la photo de mars
(Collégiens et lycéens de Meuse)

2020 9

Vu le contexte (collèges et lycées fermés) 3 poèmes reçus malgré tout

Synthèse du jury

Le ciel nocturne et bas s’éblouit de la ville
Et mon cœur bat d’amour à l’unisson des vies
Qui animent la ville au-dessous des grands cieux
Et l’allument le soir sans étonner nos yeux.

(« Nocturne » Poème de Guillaume Apollinaire – 1880-1918)

Nous comprenons que dans cette période tourmentée, notre concours de poésie ait pu détourner l’attention des professeurs et élèves à qui nous rendons hommage au vu des conditions de travail devenues les leurs. La photo proposée pour le mois de mars n’a, dans ces circonstances si particulières, inspiré que trois élèves, deux d’une classe de 2de et un d’une classe de 5ème et les membres du jury les en félicitent d’autant plus.

Le lauréat du mois a fait l’objet d’une belle majorité de voix de la part des membres du jury pour son texte confinant à la confession. Il a réussi à susciter une émotion véritable sans doute en grande partie pour cette technique de la répétition mettant en évidence l’isolement, le regret d’avoir quitté les êtres chers, la nostalgie du « chez-soi ». Bref, un texte dense et bien écrit, détaillé, intense de sensations et qui introduit une belle réflexion sur l’importance du juste choix dans la vie.

Force est de constater qu’un effort particulier a été accompli par nos trois jeunes rédacteurs car nous n’avons quasiment relevé aucune faute dans leur texte respectif. Cela méritait d’être souligné.

S’il avait pu voir la photo proposée, Verhaeren que nous évoquons dans cette rubrique une fois encore, s’étonnant d’un ciel si pur et sans étoile, aurait probablement réitéré ces quelques lignes écrites en 1911 :

Quand le ciel étoilé couvre notre demeure
Nous nous taisons durant des heures
Devant son feu intense et doux
Pour nous sentir, plus fervemment, émus de nous.

(Recueil « Les heures du soir » - Émile Verhaeren – 1855-1916)  

Un « Verhaeren » des années 2020 oserait peut-être cependant une méditation s’orientant sur ce thème : l’aménagement urbain met-il en péril la poésie de la nuit ?...

Nous n’avons pas eu ce mois-ci de texte émanant d’élèves hors Meuse pour lesquels notre rubrique reste ouverte dans une catégorie spécifique.

Sans doute les circonstances actuelles liées au confinement dans toute la France sont-elles de nature à apporter à nos jeunes élèves des contraintes d’organisation qui les éloignent de notre concours. Mais c’est peut-être aussi l’occasion pour eux, sous l’impulsion de leurs professeurs, et entre deux leçons dirigées par vidéo, de rejoindre ceux qui nous ont depuis novembre dernier proposé leurs écrits. Nous serions tellement heureux de voir le virus de l’écriture s’emparer du plus grand nombre d’entre eux ! …

Alors rendez-vous en avril, avant-dernier mois de notre concours

Et pour conclure, nous ne résistons pas à l’envie d’une autre approche en évoquant Joseph Autran, poète et auteur dramatique (1813-1877) :

Il est nuit : la mer dans son lit se repose,
Assoupie au loin si tranquillement
Que pas une brise à cette heure n’ose
Troubler d’un baiser son recueillement. 

(Recueil « Les Poèmes de la mer » 1859)

Prenez soin de vous, de vos proches, et de tous les autres !
 

 

PALMARÈS DE MARS
 
Plume or1 1

Alexane
HUGUIN

Anonyme
2de 9
Lycée Margueritte
VERDUN 

 

 

Je regrette toujours 

Depuis combien de temps suis-je parti
Loin de tous ceux que j'ai chéris
Je suis parti seul durant cette fameuse nuit
Où toute ma famille m'a maudit 

Je me souviens encore de ce moment 
Dans la détermination je ne regardais qu'en avant 
Je me suis pourtant retourné un bref instant 
Afin de regarder la ville que j'aimais tant 

Comment puis-je désormais regarder 
Dans les yeux ce fameux reflet 
Qui, dans l'eau, me paraît si familier 
Que je vois pourtant comme celui d'un étranger 

Ça m'a blessé de quitter mon chez moi 
Ça m'a blessé de vous avoir dit au revoir une dernière fois 
Mais ne croyez pas que vous souffrez plus que moi 
Car partir n'était pas le bon choix 

Je pensais pouvoir trouver le bonheur 
Je ne suis tombé que sur le malheur 
Je ne cesse de penser à vous, heure après heure 
Pensant pouvoir combler ce manque dans mon cœur 

Aujourd'hui je suis rongé par des regrets 
Surtout par celui de vous avoir abandonnés 
Mais ne supposez jamais que je vous ai oubliés 
Vous serez à jamais dans mes plus profondes pensées. 

Plume argent1

Kadiatou
N'DIAYE

Anonyme
2de 9
Lycée Margueritte
VERDUN

 

Retrouvailles

En cette nuit profonde
Mon cœur s'est posé
Sur les reflets changeants
De tes maisons miroitantes.

Mon esprit alors
Prit son envol
Et dépassa les limites du firmament
Pour porter au-delà des nues
Le doux souvenir qui me restait de toi,
Mon doux village,
Ce petit port où je suis née.

Plume bronze1

Elina
MAILLET

Anonyme
5ème B
Collège Jean Moulin
REVIGNY-SUR-ORNAIN

 

Le Port

Le soir le port s’illumine
Près des collines.
L’eau
Se reflète sur les bateaux.
Entre les cafés
Que l’on boit toute la journée
Les activités pratiquées,
Et les bateaux
Que l’on voit sur l’eau
La ville ne dort pas.
Elle brille,
Mais ne change pas.

 
 
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