Plume a lu2Juillet aout 22020 1

Par Brigitte MONCEY

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Au soleil redouté
de Michel Bussi
 
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Michel BUSSI 

Je suis un enfant de Jules Verne, de Maurice Leblanc, d’Agatha Christie…

Michel Bussi est né le 29 avril 1965 à Louviers, en Normandie. Tout petit, il dévore les romans de la Bibliothèque rose puis verte, en suivant les aventures du Club des cinq ou d’Alice, jeune détective. Des enquêtes qui vont inspirer notre futur auteur ? Etudiant à l’Université, Michel choisit la géographie ; il est aujourd’hui un éminent spécialiste de la géographie électorale, sollicité par de nombreux médias.

J’ai toujours écrit et aimé raconter des histoires…

Parallèlement à son métier de professeur de l’université de Rouen et de directeur d’un laboratoire du CNRS, Michel trouve le temps d’écrire des histoires.

Il publie aux éditions des Falaises : Code Lupin (2006) dont une édition illustrée est parue en juin 2018, Omaha Crimes (le premier roman qu’il ait écrit réédité en 2014 aux Presses de la Cité sous le titre Gravé dans le sable) puis Mourir sur Seine (2008) qui vient d’être adapté en bande dessinée et Sang famille (2009) réédité aux Presses de la Cité en 2018.

Le roman populaire, pour moi, doit se rapprocher des ressorts d’une chanson populaire…

Il entre aux Presses de la Cité en 2011 avec Nymphéas noirs. Il signe là son premier succès national. Avec tout ce qui fera sa marque, sa signature, son originalité : le twist final, imprévisible, et l’équilibre parfait entre style, intrigue, émotion, rythme… Nymphéas noirs devient le roman policier français le plus primé en 2011 et est adapté en BD (Dupuis, 2019). Ce roman inaugure une série de best-sellers qui s’inscrivent dans cette culture populaire que revendique l’auteur, nourri de BD, chansons, romans, films. Un avion sans elle (2012), Ne lâche pas ma main (2013), N’oublie jamais (2014), Maman a tort (2015), Le temps est assassin (2016), On la trouvait plutôt jolie (2017), la nouvelle édition Sang Famille (2018) et J’ai dû rêver trop fort (2019).  Tous ces romans sont édités en poche par Pocket qui a publié son recueil de nouvelles, T’en souviens-tu, mon Anaïs ? (2018).

Pour la 6e année consécutive il monte sur le podium du Top 10 des auteurs les plus lus, en 2018, et il est n°2 des auteurs français ! 

Des mots simples mais justes qui parlent à tous…

La première adaptation audiovisuelle a été pour la télévision, celle de Maman a tort, diffusée au printemps 2018, suivie de celle de Un avion sans elle  au printemps 2019 et de  Le temps est assassin l'été 2019. Et bien d’autres sont à venir...
J’ai dans mes tiroirs des squelettes d’intrigues. Une idée, un point de départ, le pitch du suspense…

Quatrième de couverture

Au cœur des Marquises, l’archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, cinq lectrices participent à un atelier d’écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers.
Le rêve de leur vie serait-il, pour chacune d’elles, à portée de main ?
Au plus profond de la forêt tropicale,  d’étranges statues veillent, l’ombre d’un tatoueur rôde.
Et plein soleil  dans les eaux bleues du Pacifique, une disparition transforme le séjour en jeu... meurtrier ?
Enfer ou paradis ? Hiva Oa devient le théâtre de tous les soupçons, de toutes les manipulations, où chacun peut mentir... et mourir.
Yann, flic déboussolé, et Maïma, ado futée, trouveront-ils lequel des hôtes de la pension Au soleil redouté... est venu pour tuer ?

Un huis clos à ciel ouvert, orchestré de main de maître.

Mon ressenti

Je ne vais pas le cacher, je suis fan de Michel Bussi. Au Soleil redouté arrive en librairie. C’est le début du confinement. J’attends qu’ « Entrée Livres » ouvre ses portes (en drive) pour l’acheter. Il fait beau. Je m’installe sur ma terrasse et je commence la lecture de ce dernier roman. Je n’arrive pas à le lâcher.
Au fil des pages, je voyage. Les Marquises. Brel et Gauguin présents tout au long du récit. Un atelier d’écriture (tiens, tiens !) s’installe pour une semaine dans un décor féerique. L’écrivain qui anime l’atelier, Pierre-Yves François, disparaît. Yann et Maïma vont mener l’enquête. À travers les écrits de tous les personnages, très différents, j’essaie de découvrir moi aussi pourquoi cette disparition, qui en est responsable. Je me perds dans les méandres de l’intrigue pour mieux y revenir. Je soupçonne l’une des stagiaires, puis une autre avant de me rétracter. Ce n’est pas possible parce que… Pourquoi aurait-elle fait cela, pour quel motif ? Bref, j’arrête de chercher.
Il me suffit de continuer la lecture, de m’étonner et de comprendre enfin où l’auteur m’emmenait.

Extraits

« Les poissons dorment.
Ils ne sont pas morts, ou engourdis par une mer trop chaude, non, ils dorment vraiment.
Elle se rapproche encore des rochers noirs déchiquetés, au bout de la baie des Traîtres, pour mieux les regarder flotter dans les piscines naturelles. Dans le champ qui surplombe la plage, deux chevaux bruns broutent des feuilles de frangipanier. Un instant, elle envie leur liberté paresseuse, avant de repérer la discrète corde qui les relie à deux piquets.
Retour aux piscines.
Une cinquantaine de poissons, pris au piège entre les rochers noirs, font la planche, immobiles, les yeux ouverts, se laissant bercer par les rouleaux de l’océan Pacifique. Des mérous, des perroquets, des chirurgiens. Tassés et multicolores. Une piscine un mercredi de canicule… et un seul maître-nageur pour tous les surveiller ! »

 « Les livres sont plus dangereux qu'une arme à feu, se manipulent avec plus de précaution qu'un poison, les écrivains sont de terribles tueurs en série. »

« … un seul homme au monde est pour vous, comme un seul bon numéro au loto, mais pour le gagner il faut jouer, jouer, jouer espérer, s'accrocher, s'écorcher, saigner, pleurer, s'en foutre, continuer, jouer, jouer, jouer, jusqu'à gagner. »

« Quand un livre est bien écrit, c'est comme un miroir, un miroir de notre vie, de notre vie en mieux, de notre vie si elle n'était pas loupée. (...) »

« Une civilisation sacrifiée, les beaux esprits français étaient trop loin pour s'en inquiéter. On a failli mourir, mais on renaît petit à petit, à notre manière, en luttant de toutes nos forces contre les grands hôtels, les grandes croisières. C'est l'avantage d'avoir tout perdu, il n'y a plus rien à piller. Et ce qu'il reste on le cache. Pour le trouver, il faut avoir la politesse de nous le demander. »

Critiques

« Un endroit rêvé pour concocter un huis clos que n’aurait pas renié la reine Agatha Christie. » LIRE

«  la façon des Dix Petits Nègres d'Agatha Christie, Michel Bussi orchestre un mystérieux huis clos à ciel ouvert. » L'EXPRESS

« C’est exotique, c’est lointain, c’est chaud. » LIBÉRATION

« Une palpitante murder party polynésienne. Un thriller entre suspense et humour. » PARIS MATCH

« Sous un ciel paradisiaque, un huis clos infernal et une énigme à la manière d'Agatha Christie. » LE FIGARO LITTÉRAIRE

« Le roi du twist met la barre très haut. » LE PARISIEN

« Michel Bussi signe un polar au suspense palpable et à la fin inimaginable » FRANCE DIMANCHE

« Michel Bussi démontre une fois de plus toute sa maestria pour captiver le lecteur, et ce jusqu'au coup de maître des dernières pages. » TÉLÉ LOISIRS

« Mission réussie, les Marquises sous la plume de Michel Bussi sont grandioses. » AUJOURD'HUI EN FRANCE

« Chapeau, maestro ! » OUEST FRANCE

« Un huis clos pimenté au soupçon, dans un enchaînement machiavélique d'énigmes et de mystères. » LA MONTAGNE

« Soupçons, manipulations, mensonges... l'intrigue de ce huis clos à ciel ouvert s'avère remarquablement ficelée. » FEMME ACTUELLE

« La construction est magistrale, la solution brillante, le suspense pimenté ! » NOTRE TEMPS

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