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Par Daniel DUBOURG
Dubourg daniel 5
 


Le GPS des oiseaux
 

Il n’y a pas si longtemps, paisiblement installé dans un coin de mon verger, je regardais le vol incessant des oiseaux qui filaient en tous sens, affairés à leurs travaux de printemps, qui revenant au nid, un rameau dans le bec, qui transportant un brin de nourriture, chacun sachant parfaitement que faire et où aller. Pas de questions, pas d’hésitations. Programmés ?

Je me disais que les charmants volatiles de toutes plumes devaient disposer d’un GPS très performant. Visiblement, ils ne donnaient pas l’impression de réfléchir, de s’interroger, d’échafauder des raisonnements. Au contraire, tout semblait se passer dans la certitude totale, sans la moindre hésitation.

Bercé par la tiédeur du petit vent printanier et victime d’un total relâchement, je me demandai si cela pourrait bien m’arriver. N’étant point un oiseau, j’osai en douter. Mais je tentai de mesurer le repos et la quiétude qui m’avaient tant fait défaut depuis toutes ces années, puisque j’étais dépourvu d’un outil aussi sophistiqué. Sûrement dépourvu. En effet, j’avais beau fouiller l’attirail complexe de mes équipements, il m’était impossible d’y trouver un GPS version « humain ». Je finis même par me dire que je l’avais peut-être égaré.

J’étais sans doute loin d’imaginer ce que peut être la vie d’un oiseau : des actes variés, mais répétitifs et nécessaires à sa survie et à celle de son espèce, une lutte contre les dangers et les aléas de toutes sortes.

L’homme n’est pas un oiseau et vice versa. Et si l’affirmation peut paraître simpliste, elle est lourde de conséquences et incite à la réflexion. En effet, si l’un n’est pas l’autre, la cohabitation des deux espèces n’est sans doute pas le fruit du hasard, lequel, comme je vous le disais récemment, n’existe pas. Si vous n’êtes pas de mon avis, chère lectrice, chers lecteurs, ce n’est pas grave.

Mais il faudra m’expliquer en ce cas ce que les hommes et les oiseaux font là, si ce n'est pas pour la rencontre, s'ils ne sont pas complémentaires. Ils ne ressemblent tout de même pas à deux inconnus qui attendent le bus et s’ignorent…

Nous pouvons toutefois observer certaines différences ou ressemblances entre les deux espèces :

- l’oiseau est léger, l’homme souvent lourd ;

- l’oiseau mange peu, l’homme souvent beaucoup, mal et trop ;

- l’oiseau ne pèse pas lourd, l’homme non plus, en certaines situations et sous d’autres latitudes,

- l’oiseau est aérien, l’homme pas trop, ou alors, il se donne des ailes ;

- l’oiseau vit en harmonie avec la nature, l’homme …

- l’oiseau a de belles plumes, l’homme est souvent de mauvais poil.

Les vacances arrivent. N’oubliez pas votre GPS.

Dubourg

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