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Il y a environ cinq ans, en pleine période de pandémie, j'ai découvert la généalogie. En raison des restrictions de déplacement, je me suis plongé dans cette passion qui, depuis, ne m'a plus quitté.
À travers elle, on découvre des lieux, des dates, des histoires, mais surtout une histoire familiale. J'ai, par exemple, appris que mes arrière-grands-parents allemands étaient originaires de la région de Hanovre, et que l'un d'eux était venu se marier en France en 1873, juste après la guerre franco-prussienne. J'ai également découvert qu'un de mes ancêtres repose à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, à la suite de son décès durant la Première Guerre mondiale.
J'ai aussi découvert la branche directe de la famille La Hausse, originaire de Dieppe-sous-Douaumont et de Chattancourt, dont plusieurs membres exerçaient des fonctions de notaires ou portaient le titre d'écuyer, témoignant d'un certain statut social à leur époque.
Il y a aussi des histoires familiales tragiques. Parmi elles, celle d'une fratrie de huit enfants, nés entre 1901 et 1917. Trois d'entre eux sont décédés en bas âge, avant l'âge de quinze ans (le plus âgé ayant atteint cet âge), et deux autres ont perdu la vie en déportation durant la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne et en Autriche. Après la guerre, il ne restait plus que trois membres de cette fratrie, dont deux sont décédés avant l'âge de soixante ans.
La généalogie et l'histoire sont étroitement liées. La première permet de donner un visage et une dimension humaine à la seconde, souvent perçue comme abstraite. En retraçant les parcours individuels, on comprend mieux les événements historiques, leurs impacts sur les familles et les choix de vie qu'ils ont imposés. L'histoire apporte un contexte essentiel pour interpréter les trajectoires familiales et leur donner un sens.
L'Histoire ne se résume pas seulement aux héros ou aux grandes dates. Elle est aussi faite de celles et ceux qui l'ont vécue et façonnée. Comme le dit l'expression, c'est la petite histoire qui fait la grande.
Un jour, j'écrirai un livret généalogique récapitulant les grands événements, les lieux et les dates, afin de garder une trace de ces recherches qui, au final, ne se terminent jamais. On découvre toujours de nouveaux cousins, des événements personnels ou des actes qui réapparaissent au gré de leur archivage numérique.
Il est important de savoir d'où l'on vient afin de savoir où l'on va.
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